Dysfonctionnements

Une illusion d’interdisciplinarité


Depuis déjà deux ans, les étudiants dénoncent le manque flagrant d’interdisciplinarité dans une école où ce choix pédagogique est organiquement lié à sa structure. En effet, nous avons la chance d’étudier dans une école riche de 10 secteurs, et non dans 10 écoles distinctes.

Aujourd’hui, lorsqu’on lit les textes officiels (internes comme le livret de l’élève (page ..) ou externes comme les diverses publications et communiqués de presse), tout semble aller pour le mieux. Hélas, la réalité du terrain est différente. Car derrière quelques écrans de fumée (les « plateaux » ou semaines inter-disciplinaires et les « cartes blanches »), la pédagogie du quotidien, à l’opposé des projets médiatisés vers l’extérieur de l’école, souffre d’une logique de spécialisation qui rend de plus en plus hermétiques secteurs et années.

Et même à la suite du workshop inter-secteurs et inter-années, organisé par les étudiants exaspérés par cette pédagogie élaborée à huis clos, rien n’a été pris en compte.

Le CER n’ayant plus aucun pouvoir, l’ENSAD s’enfonce dans une logique de la médiocrité pédagogique qui est en train d’accoucher de 10 écoles dans une école, où une mafia des couloirs règne en maître.

Car rapellons que de nombreux secteurs vivent en autarcie. Certains coordonateurs prennent des décisions pédagogiques en totale déconnection avec le reste de l’école, dédient des studios à leur secteur, ou encore excluent tout échange inter-secteurs en manipulant les emplois du temps. Dans ces conditions, ce sont les étudiants qui patissent d’un manque de conduite pédagogique. C’est pour cela que le rôle du CER est primordial dans l’organisation de l’ENSAD.


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