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Pourquoi nous n’irons pas au CA


Paris, le 12 novembre 2012.
Les élus du CER réunis.

 

 

A l’attention des enseignants, des étudiants, du personnel administratif, technique et de surveillance.

 

 

Chers tous,

 

élus du Cer, nous nous sommes engagés à vous tenir au courant des échanges que nous avons avec les différentes parties présentes dans ce qui nous oppose à la direction de l’établissement.

 

Nous imaginons combien il doit être difficile de suivre lorsque l’on ne se trouve pas investi dans ces tâches quotidiennes. Aussi, nous allons redonner le fil des derniers jours qui aboutit à la réponse transmise ce matin à M.Henrot, président du CA de l’établissement et signée, cette fois, de la Coordination Unie à laquelle participent les élus du Cer.

 

Vous avez reçu le compte-rendu de la réunion qui s’est tenue au Ministère, à laquelle nous n’avons pas participé, et avec lui le printemps qui fait rimer bourgeon avec bourdon… C’était joli, non? Le compte-rendu fut suivi du rectificatif du Ministère.

 

Ces deux envois n’appelaient pas de réponse directe mais nous encouragent à vous informer plus précisément.

 

Nous pensons que l’appel au dialogue doit reposer sur une certaine rigueur intellectuelle à laquelle nous essayons de nous conformer. Nous pensons qu’il vaut mieux s’en tenir aux propos des auteurs que l’on cite plutôt que de tenter une synthèse délicate. On évite ainsi de déraper dans des raccourcis approximatifs guidés par la partialité.

 

Encore une fois, vous pèserez.

 

 

Nous rappelons que:

 

• suivant le décret de 1998, l’École Nationale Supérieure  des Arts Décoratifs* est administrée par un Conseil d’Administration, dirigée par un directeur et dotée d’un Conseil des Études et de la Recherche;
• la bonne marche de l’école repose sur un système représentatif, un peu comme notre République;
• les enseignants, et les élèves, élus pour ces deux instances le sont par la totalité du corps qu’ils représentent;
• c’est à ce titre, dans le strict respect de notre mandat, et non pour des motifs personnels obscurs (prudence à ceux qui osent ce genre de saillies, la diffamation n’est pas loin), que nous avons demandé à être reçus par notre tutelle, le dialogue étant rompu avec la direction de l’établissement, et avec elle seulement;
• il existe d’autres moments dans l’établissement où les enseignants siègent par élection: la commission consultative de recrutement (élection par la totalité du corps enseignant) et le collège des coordonateurs (élection limitée aux secteurs), notamment. Ceci dit pour une meilleure appréciation de la représentativité des uns et des autres;
• il existe enfin des carrières de conseillers subalternes. Nulle élection n’est demandée, une nomination suffit;
• pendant notre première réunion au Ministère, M.Oudart, après avoir écouté nos arguments, nous a demandé si nous souhaitions le départ de Mme Gallot;
• nous avons retourné la question et dit qu’il appartenait au Ministère de répondre à cette question;
• nous avons, en conclusion de l’analyse de l’Audit, confirmé cette position.

 

Nous répétons que:

 

• nous sommes toujours ouverts au dialogue. Il s’agirait malgré tout d’en préciser les conditions, eu égard à la représentativité des uns et des autres.

 

Nous disons que:

 

• nous étions sans savoir la présence de M.Ungerer, élu du CER, de Mme Larger et de M.Leboucq, enseignants, à cette réunion. Nous nous en doutions cependant;
• cette explication est nécessaire pour comprendre le refus des élus réunis du CER de participer à une réunion en présence de Mme Gallot, secondée par Mme Larger, MM. Leboucq et Ungerer, sans en connaître les contours;
• que M.Oudart nous a signalé que son rôle n’était pas de prendre partie mais d’écouter et de rendre compte;

• que M.Oudart a exactement tenu son rôle et qu’il n’a pas pu nous signaler que «[cette] revendication [lui] paraissait disproportionnée avec les faits relatés et avec la situation de l’école et qu’elle n’avait en conséquence que peu de chance sinon aucune chance d’aboutir» pour la simple raison évoquée plus haut: nous ne l’avons pas revendiquée;
• en revanche, le Ministère y a peut-être songé (tout seul);
• nous avons pris note de l’avis de M.Oudart qui fixe les conditions des «réunions ultérieures éventuelles».
• nous ne nous rendons pas à l’invitation de M.Henrot. Le courrier joint développe les raisons de ce refus et les interrogations pour l’avenir.

 

Car nous nous interrogeons:

 

• dans un établissement d’enseignement supérieur, dont la seule raison d’exister est l’enseignement, quels faits encore plus graves que l’absence  de programme pédagogique partagé? le contournement des instances? le jeu de la division des enseignants? les méthodes de gouvernement délétères? quels autres risques, faut-il que nous avancions encore pour que la situation actuelle soit enfin reconnue par notre tutelle comme alarmante, comme n’étant plus cautionnable?
• pourquoi la gravité des faits est-elle minimisée?
• une fois les élections passées, notre tutelle, et la direction, ne contribuent-t-elles pas à réduire le statut des administrés à celui de sujets, mineurs, et par là-même, à s’auto-ériger en seuls dépositaires clairvoyants de la raison et de l’intérêt général?
• nos tuteurs se détourneraient-ils de leur mission d’intérêt public pour devenir les conservateurs de leur institution administrative?
• l’attentisme de notre tutelle n’est-il pas un facteur aggravant?

 

Les élus réunis du CER

 

* Annexe 1: Décret du 30 octobre 1998 portant statut de l’École nationale supérieure des arts décoratifs. L’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs est un établissement d’enseignement supérieur. Elle a pour mission:
- la formation artistique, scientifique et technique de créateurs aptes à concevoir et développer toute réalisation dans les diverses disciplines des arts décoratifs;
- la conduite et la valorisation de recherches dans ces disciplines.

Consulter ici la lettre envoyée à Mr Henrot, président du CA, et au Ministère.


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